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Politique de transport en entreprise : les bonnes pratiques

mis à jour le 28 août 2025

Claire-Anne Coriat Kaba Impact

Claire-Anne Coriat

Optimiser les déplacements professionnels est un levier concret pour réduire l’empreinte carbone de l’entreprise. Voici pourquoi et comment définir une politique de transport adaptée et mobilisatrice.

mobilités douces

©nhi-dam Unsplash

En entreprise, les transports – qu’il s’agisse des déplacements domicile-travail ou professionnels – représentent un poste d’émissions important En France, le secteur des transports est responsable de 31 % des émissions de gaz à effet de serre (source : Ministère de la Transition écologique, 2023), et ce chiffre grimpe encore dans certaines activités à forte mobilité.

Dans un contexte où la transition écologique devient un impératif stratégique, rédiger une politique de transport claire et structurée permet de passer à l’action de manière mesurable, tout en répondant aux attentes croissantes des collaborateurs, aux contraintes budgétaires, et aux exigences RSE (labels, appels d’offres, partenaires).

 

Pourquoi formaliser une politique de transport en entreprise ?

La politique de transport vise à organiser, encadrer et optimiser les déplacements des collaborateurs, qu’ils soient quotidiens ou occasionnels. Elle permet à l’entreprise de fixer un cap cohérent avec ses objectifs environnementaux, sociaux et économiques.

Quelques infos parlantes :

  • En ville, 7 salariés sur 10 utilisent encore leur voiture individuelle pour aller au travail (source : INSEE, 2022).
  • Un aller-retour Paris-Marseille en avion émet 250 kg CO₂e par personne, contre 4 kg en train (source : ADEME – Base Carbone).
  • En entreprise, les émissions dues à la mobilité des collaborateurs ainsi qu’au transport des marchandises (scope 3) occupent une place importante dans le bilan carbone des organisations.

Pourquoi rédiger un document formel ?

  • Pour donner un cadre clair aux actions à mener et faciliter leur suivi.
  • Pour mobiliser les équipes autour d’objectifs partagés et mesurables. 
  • Pour répondre à des exigences de transparence dans le cadre de labellisations RSE (ÉcoVadis, B Corp, ISO 14001...) ou d’appels d’offres publics/privés.
     

Étapes clés pour construire une politique de transport durable

1. Faire un état des lieux

Avant de définir une stratégie, il est essentiel de comprendre les pratiques actuelles :

  • Modes de transport utilisés
  • Nombre et fréquence des déplacements professionnels
  • Répartition domicile-travail / missions / trajets inter-sites
  • Flotte de véhicules (type, usage, carburants)

Des enquêtes internes sur les modes de déplacement des salariés, des entretiens ou l’analyse des notes de frais peuvent permettre d'élaborer ce diagnostic.
Déplacements professionnels : 5 clés pour réduire leur impact carbone

Parking voiture

©ivana-cajina Unsplash

C'est bon à savoir

Depuis 2019 et la loi d'orientation des mobilités (LOM), la mise en œuvre d'un plan de mobilité est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site et/ou les entreprises situées sur un PDU (Plan de déplacements urbains).

2. Fixer des objectifs réalistes

L’entreprise peut se fixer des cibles adaptées à son contexte :

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3. Rédiger une politique claire et mobilisatrice

Le document doit inclure :

  • Les engagements chiffrés de l’entreprise
  • Les mesures mises en place (forfaits, équipements, communication)
  • Les moyens d’accompagnement pour les salariés
  • Les indicateurs de suivi (taux d’utilisation, émissions, économies, etc.)

Ce document pourra être intégré à la politique RSE globale, et partagé dans les dossiers ÉcoVadis, appels d’offres ou bilans annuels.

👉 Kaba Impact peut vous aider à formaliser les documents socles de votre politique RSE

Bonnes pratiques et leviers d’action

1. Proposer des alternatives concrètes

  • Forfait mobilités durables : jusqu’à 900 € par an pour inciter au vélo, covoiturage ou transports en commun (source : Loi de finances 2024)
  • Vélos de fonction ou abonnements partagés (Vélib’, trottinettes électriques)
  • Solutions de covoiturage interne via des applis comme Karos, Klaxit ou BlaBlaLines
  • Réunions en visio par défaut pour les trajets > 200 km

💡 Exemple : La MAIF a réduit ses déplacements professionnels de 30 % entre 2019 et 2022 grâce au télétravail, au développement du train, et à l’abandon partiel de l’avion (source : MAIF – Stratégie climat 2023).

vélotaf

©micheile-henderson Unsplash

2. Accompagner et sensibiliser les équipes

  • Communication interne sur les bénéfices et les dispositifs existants
  • Ateliers pratiques pour découvrir des alternatives (ex : tester le vélo électrique)
  • Formations à l’éco-conduite
  • Challenges collectifs (“Un mois sans voiture”, “Tous à vélo” ou le Challenge Energic)

👉 Complétez votre stratégie par des ateliers éco-gestes centrés sur la mobilité avec Kaba Impact

3. Mesurer et ajuster

  • Suivi des émissions évitées
  • Évaluation des usages réels des dispositifs
  • Révision annuelle de la politique transport selon les retours terrain
     

Une politique de transport bien pensée, claire et formalisée permet de réduire l’empreinte carbone, maîtriser les coûts, et renforcer l’engagement des salariés autour de valeurs communes. Commencer par un état des lieux, définir des objectifs réalistes, proposer des alternatives concrètes : ce sont les premières marches d’un changement durable. Et surtout, n’oubliez pas de formaliser et partager votre démarche — car c’est aussi ainsi que l’impact s’ancre dans la durée.